23 ans chanceux terminés…

Après 1 année chanceuse, j’ai pas trop le choix de faire un bilan…

Pour une année chanceuse, je suis pas sûre que ça été le cas, ou peut-être que si et je ne m’en rend juste pas encore compte…

Côté école, une année de plus a été achevée, la maîtrise en environnement est quasi finie, écologie internationale aussi, bref, je suis un an de plus près de la fin de mes études (finally!!!!!!). Avec mes 25 ans, bardée de 2 diplôme de maîtrise, j’vais être prête à conquérir le monde!!!!

Côté familia, la nouvelle génération commençant à pousser, on se re-rapproche peu à peu et c’est de beaux moments qu’on passe ensemble de plus en plus… c’est agréable de se retrouver comme ça, quelques années plus tard

Côté copains, de nouvelles personnes s’ajoutent doucement au cercle “exclusif” du collège… À l’école de nouveaux amis se découvrent, créant ainsi de nouvelles situations et amitiés. Une amitié a éclaté peu après la nouvelle année et plus j’y pense, plus je me dis que c’est tant mieux… Tant mieux pour moi, tant mieux pour Lui.

Côté amour rien de neuf sous le soleil… Rien à signaler, enfin, je crois. Lucky est loin, et avec la distance, une vision plus claire s’est imposée: une amitié indestructible… Par contre, quelqu’un s’est pointé le bout du nez il y a environ 1 an. Toujours dans le paysage depuis ce temps, mais jamais considéré. Mais dans une situation difficile, il a sur rester toujours pas loin, présence apaisante dans mon quotidien. Et tout le monde sait à quel point j’ai besoin de me calmer. Alors, oui, finalement un peu de nouveauté, un nouveau venu, Fogo, qui a pu me réchauffer le coeur dernièrement, reste juste à voir ce qui ressortira de cette ébauche d’histoire à peine commencée.

Bref, je n’ai pas l’impression d’avoir été si chanceuse que ça, rien d’extraordinaire à signaler. Par contre, un subtil vent de changement souffle tranquillement depuis quelque temps. Ma chance, elle se trouve peut-être là finalement…

Tant de temps qui passe

Et pas assez de choses qui se font…

La vie qui passe à temps plein devant moi, et moi, coincée dans ce monde qui ne me convient pas, je peine à passer moi aussi.

Même si le temps passe, il y a pourtant des choses qui ne changent pas, des patterns qui reviennent, des mots et des phrases qui se redisent des années plus tard, dans des situations similaires.

Il faut croire que malgré le temps qui passe, pour reprendre les propos exact de Lucky, “elle a pas changé depuis que je la connais”, et ce depuis-là, il date de 4 ans… Ça ne me rajeunit pas dit donc, et pourtant, je me sens toujours aussi jeune d’être avec des gens plus vieux. Je peux rester jeune, continue à faire des niaiseries, et personne ne m’en veut!

D’ailleurs, parlons-en de ce Lucky… Il traine dans ma vie depuis quand même longtemps, et reste toujours pas loin, à l’affut. Au gré des courants, on vient et on va, sans jamais sortir de l’orbite de l’autre. Dernièrement, un évènement est venu bouleverser cette conception si simple de l’amitié que j’avais pour lui… Une phrase, déjà entendue 4 ans auparavant a refait surface par quelqu’un d’autre… Si deux personnes, complètement séparées, peuvent me dire la même chose à propos de nous deux, peut-être que ça vaudrait le coup d’essayer non?

L’idée est là, elle commence à germer dans le terreau de mes idées… Quel bad timing par contre, au moment où je devrais me concentrer à passer au travers de cette maîtrise qui ne m’inspire pas, j’ai ces idées et ces questionnements qui flottent autour de moi, qui me permettent de m’esquiver de cette réalité d’étudiante qui m’étouffe présentement… Comme l’été sera doux, comme l’été sera bon…

Le temps passe, et j’ai l’impression d’avoir perdu 1 an de ma vie à faire quelque chose qui ne m’intéresse pas tant que ça… C’est dommage. Mais peut-être que j’y aurai gagné une nouvelle vision de quelqu’un…

Les pieds qui démangent…

J’ai du soleil plein la tête malgré la grisaille dehors, malgré la neige qui tombe, malgré l’absence de feuille dans les arbres et le vent froid qui me fouette le visage…

Je rêve de sable entre mes orteils, alors que mes bouts de doigts sont complètement gelés, alors je me traîne dans mes bottes d’hiver et que je regarde mes gougounes en rêvassant…

J’ai les palmes qui m’appellent vers de plus beaux horizons, même si l’eau de la rivière est gelée, même si tout semble au ralenti dans la glace, même si le paysage est hostile…

J’ai les pieds qui démangent… qui ont envie d’aventure, et qui me donne des envies de soleil, de plage, de palmier, de plongée…

Vivement l’été

Compter les secondes

Ces secondes qui passent et qui tombent comme des grains de sable tout au fond de ma tête. Ces secondes qui tourbillonnent comme la neige qui tombe sans cesse dehors… Ces secondes qui s’en vont en coup de vent en laissant un vide, immense et froid, au fond de mon être…

Je compte les secondes qui me séparent de ce matin-là, où tout a fichu le camp, où le temps s’est arrêté et où tout est redevenu à recommencer.

J’ai froid, j’ai chaud, je brûle, je gèle…

Je passe par toutes les sensations, toutes les saisons pour essayer de comprendre ce qui se passe. Non, en fait, je passe par tout le cercle chromatique pour trouver la teinte qui me va le mieux en ce moment.

Rouge colère?

Jaune bonheur?

Vert espoir?

Bleu calme?

Orange rieur?

Turquoise immense?

Blanc froid?

Noir infini?

J’en sais rien… Je compte les secondes en regardant passer toutes ces couleurs dans ma tête, une à la fois, histoire de trouver celle qui me va le mieux en ce moment. Celle qui réussira enfin à mettre un mot sur ce que je ressens. Ce vide, pourtant rempli, ce désespoir soulageant, cette tristesse qui m’apaise…

Je compte ces secondes pour oublier que le coup a été dur, que le temps ne sera plus le même, je compte pour penser à autre chose en même temps… Pour m’abrutir de ces chiffres qui changent constamment, puisque les secondes, tout comme les amis, finissent par s’accumuler dans la vie et il arrive qu’on en perde une. Elle s’égare, sans savoir si elle va revenir.

On finit par le laisser filer, ce temps, cet ami, tranquillement… Tout en comptant ces autres secondes, ces autres couleurs, pour se changer les idées.

New beginning

I guess qu’il est temps de réinventer ma vie. Ou plutôt, réinventer de nouvelles possibilités, un nouveau futur, un nouvel avenir puisque l’autre d’avant devenait trop lourd à entrevoir.

Un nouvel avenir qui me permettra de regarder pour vrai, vers l’avant… Vers le Nord, vers le Sud, ces deux pôles, diamétralement opposé qui m’attire autant, vers ces horizons encore inconnus qui m’appellent, qui ne m’appellent plus vers le passé. Ce passé trop lourd, trop gros à porter, il est si loin déjà, même s’il est parti il y a si peu.

Un nouveau départ est à entrevoir, et tout est encore possible!

“Nothing’s impossible, the word says it: i’m possible” – Audrey Hepburn

J’y crois, cette fois.

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